Préparer ses examens sans devenir fou : guide de survie de l'orthopédagogue (qui est passée par là)
[Temps de lecture : 8 minutes]
#préparationexamens #méthodes #stress #mémorisation
Arrêtons le massacre : vos méthodes de révision sont probablement un peu bancales
Chaque année, c'est la même chorégraphie : en décembre, en avril, c’est la grande migration des étudiants vers les bibliothèques. Soudain, tout le monde découvre l'existence des livres de cours et se lance dans un marathon de révisions aussi efficace qu'un parapluie en sucre.
Depuis mon installation en tant qu'orthopédagogue, j'ai vu défiler dans mon cabinet pas mal d'étudiants au bord de la crise de nerfs. Des lycéens qui dorment trois heures par nuit parce qu’ils doivent ingurgiter le programme en l’espace de deux semaines, des étudiants qui surlignent leurs cours en arc-en-ciel (spoiler : ça ne marche pas), et des adultes en reconversion qui pensent qu'il suffit de relire ses notes 47 fois pour les mémoriser.

La vérité qui dérange : 90% (*) des méthodes de révision utilisées par les étudiants sont scientifiquement inefficaces. Pire, elles génèrent souvent un surcroît de stress pour finir avec des résultats médiocres. Bon, cet article commence un peu morose mais rassurez-vous, tout n'est pas perdu. Oui, car grâce aux neurosciences et autres sciences cognitives, on sait qu’il y a des stratégies éprouvées pour transformer vos révisions en machine de guerre et aborder vos examens avec la sérénité d'un moine bouddhiste. Enfin, presque.
(*) Attention : chiffre pas du tout scientifique, estimation à la louche !
Le stress : ce faux ami qui sabote vos performances
Pourquoi votre cerveau vous trahit au mauvais moment
Imaginez la scène : vous connaissez parfaitement votre cours, vous l'avez révisé des dizaines de fois. Mais le jour J, face à votre copie, c'est le trou noir total. Votre cerveau a décidé de partir en grève (ou en vacances, qui sait), là comme ça, sans prévenir.

Ce phénomène s'appelle l'interférence anxieuse, et c'est le saboteur numéro 1 de nos performances académiques. Pour faire très schématique : quand le stress monte, notre cortex préfrontal (la partie de votre cerveau qui aide à canaliser l’attention, à mobiliser la mémoire de travail ou encore à prendre des décisions) perd ses moyens, et ce sont des zones un peu moins réfléchies du cerveau qui prennent le contrôle. Résultat : vous êtes en mode "survie" au lieu d'être en mode "réflexion".
Les signaux d'alarme que vous ignorez peut-être
- Vous révisez 8 heures par jour mais n'arrivez plus à retenir quoi que ce soit
- Vous avez l'impression d'avoir des fourmis dans les jambes en permanence
- Vous vérifiez votre planning de révisions toutes les 10 minutes
- Vous rêvez de formules mathématiques ou de dates historiques
- Vous mangez debout devant vos cours (quand vous mangez)
Si vous vous reconnaissez dans au moins trois de ces points, félicitations : vous êtes officiellement en train de saboter vos propres révisions.
L'organisation : votre meilleure arme contre le chaos
Stop aux plannings de révisions dignes de la NASA
Au début d’un suivi, j’aime que les personnes m’apportent leurs outils, me montrent leurs méthodes. Cela permet de savoir précisément d’où ils partent – et parfois, de leur montrer qu’ils ont déjà de très bonnes idées ! Malheureusement, en terme d’organisation, il semble y avoir deux catégories de personnes (venant me consulter) : les personnes qui n’imaginent pas qu’un planning peut aider, et ceux qui créent des plannings si complexes qu'il leur faut plus de temps pour les mettre à jour que pour réviser. Couleurs, codes, tableaux croisés dynamiques... Si votre planning de révisions ressemble au tableau de bord d'un avion de chasse, c’est qu’il y a un soucis.

La règle d'or : un bon planning doit être simple, flexible et réaliste. Si vous prévoyez de réviser 14 heures par jour pendant trois mois, c'est qu’il vous manque deux ou trois infos quant au fonctionnement de votre cerveau.
Le mythe du "tout par cœur"
Arrêtons-nous un instant sur cette aberration pédagogique qu'est l'apprentissage par cœur intégral – dès les classes primaires on en parle déjà beaucoup trop. Oui, il faut mémoriser certaines informations. Non, il ne faut pas apprendre vos 200 pages de cours mot pour mot.
Au risque de vous décevoir : votre cerveau n'est pas un disque dur. C'est un réseau complexe qui fonctionne par associations et connexions. Plus vous créez de liens entre les informations, mieux vous les retenez. Cela fera toute la différence entre réciter et expliquer.
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